Histoire géologique de la région

La géologie du bassin aquitain a été largement influencée par les cycles transgressifs/régressifs marin. En fonction de la position du littoral et des reliefs immergés, les dépôts connaissent des mécanismes différents.

Pour plus de détails sur la géologie du bassin aquitain, le lecteur est amené à consulter l’article du SIGES Aquitaine : http://sigesaqi.brgm.fr/-Histoire-geologique-du-Bassin-Aquitain-.html

HISTOIRE GEOLOGIQUE DU BASSIN AQUITAIN"
HISTOIRE GEOLOGIQUE DU BASSIN AQUITAIN

LEGENDE"
LEGENDE

L’histoire géologique du bassin aquitain peut se résumer en 5 grandes étapes résumées ci-après :

  • Effondrement de l’Aquitaine méridionale et comblement par des formations détritiques et évaporitiques au TRIAS et LIAS INFERIEUR (225 à 183 M.a.). Au début de cette période, les reliefs de la chaîne hercynienne soumis à l’érosion continentale fournissent un volume considérable d’apports terrigènes d’abord grossiers (Trias inf.), puis de plus en plus fins (Trias sup.). Ils disparaissent avec l’immersion quasi générale des reliefs bordiers au Lias inférieur. Cette sédimentation détritique s’accumule dans un bassin subsident qu’elle tend à combler. Chaque fois qu’un déficit de sédimentation terrigène apparait, la concentration de saumure dans une dépression confinée conduit à la précipitation d’évaporites (cf. Trias sup. et Lias inf.).
    • TRIAS - Dès l’aube du Trias apparait un trait fondamental du bassin d’Aquitaine, la flexure celtaquitaine, orientée WNW-ESE, qui délimite l’aire d’extension du bassin salifère. L’océan couvre une grande partie du bassin et le domaine de plate-forme continentale est prédominant.
    • LIAS INFÉRIEUR - L’isthme du Poitou se rétrécit durant le Lias inférieur. La sédimentation évaporitique et carbonatée traduit encore, dans la répartition des faciès et des épaisseurs, l’influence de la flexure celtaquitaine et des accidents subordonnées de même direction. Les dépôts se font par sédimentation chimique (dolomies), sur des épaisseurs importantes.
  • Le grand calme des mers jurassiques - LIAS SUPERIEUR A MALM (183 à 130 M.a)
    • LIAS SUPERIEUR : Le bassin Aquitain est envahi par une mer plus ouverte où les dépôts sont de type terrigènes. Cela permet la mise en place de faciès pélagiques uniformes, les marnes noires à Ammonites, qui couvrent l’ensemble du domaine aquitain. Les mouvements tectoniques sont pratiquement inexistants durant cette période.
    • DOGGER : Le milieu pélagique recule et ne concerne plus que la partie occidentale de l’Aquitaine. Une barrière carbonatée forme une vaste plate-forme de faciès caractéristiques de la frange littorale dans tout l’est du bassin et dans une grande partie du Massif Central. Seul l’axe Haut fond de la Gironde-Mole de Montauban correspond à un minimum de sédimentation. Le Dogger correspond « au grand calme des temps jurassiques ». Cette disposition se maintient durant l’Oxfordien et le Kimméridgien inférieur, avec un faible déplacement de la barrière carbonatée d’est en ouest. Ces formations carbonatées d’épaisseur importante constituent aujourd’hui les Causses du Quercy et les Grands Causses de l’Aveyron, qui, après karstification, ont pu constituer de grands systèmes aquifères.
    • KIMMERIDGIEN SUPERIEUR : La mer recule et l’ouest du bassin se comble, ce qui permet le déplacement vers l’ouest de la plate-forme carbonatée jusqu’à la hauteur de Bordeaux. Le cycle régressif se termine par l’émersion complète du domaine aquitain après le Berrisasien (base du Crétacé inférieur). Cependant, le domaine pélagique se maintient au large dans la Golfe de Gascogne. Les formations déposées dans la plate-forme interne sont plus argileuse que celles du Dogger, ce qui constitue un toit semi-perméable pour les aquifères karstiques des Causses du Quercy.
  • Création de sillons d’effondrement - CRETACE INFERIEUR (130-100 M.a) A ce moment, la flexure celtaquitaine se manifeste à nouveau : au nord, un vaste territoire émergé sépare le Bassin de Paris du Bassin Aquitain. Au sud, le domaine marin est restreint à deux bassins fortement subsidents d’orientation est-ouest, les bassins de Parentis et de l’Adour-Mirande, qui atteignent un maximum de subsidence durant l’Aptien supérieur. A l’Albien, le bassin de l’Adour-Mirande se comble, mais le Sillon de Parentis et le Sillon Pyrénéen subsistent par faute de sédimentation.
  • Transgression généralisée - CRETACE SUPERIEUR A EOCENE INFERIEUR
    • CENOMANIEN A SANTONIEN : A partir du Cénomanien, la mer n’occupe plus seulement les sillons profonds mais s’avance progressivement sur l’ensemble de l’Aquitaine. Elle submerge le seuil du Poitou et recouvre la future zone axiale des Pyrénées. Le territoire aquitain est lentement recouvert par des formations calcaires et le Sillon de Parentis reçoit assez peu de sédiments. Le Sillon Pyrénéen se raccorde à la plate-forme aquitaine par une pente continentale dépourvue de dépôts dans la région de Tarbes à Pau et peut-être jusqu’à Biarritz.
    • SANTONIEN : Le paysage reste semblable. Il se produit tout de même une accélération de la sédimentation aussi bien sur le plate-forme que dans les sillons, surtout dans le sillon Pyrénéen.
    • PALEOCENE - EOCENE INFERIEUR : A la fin du Crétacé, la mer se retire progressivement de l’Aquitaine et au cours du Paléocène et de l’Eocène inférieur, les dépôts marins restent cantonnés au sud de la flexure celtaquitaine. Sur le plateau nord aquitain, la sédimentation est continentale et lente. Le sillon Pyrénéen continue de se combler d’est en ouest par des flysch pendant le Paléocène, puis par des marnes bleues. Vers la fin de l’Eocène, des sables de plage atteignent le méridien de Pau. Par contre, les dépôts restent rares dans le bassin de Parentis.
  • Le comblement du Golfe Aquitain - EOCENE MOYEN A ACTUEL Durant l’Eocène, l’orogenèse Pyrénéenne est à son paroxysme et provoque l’émersion de l’ensemble de la chaîne. Les apports détritiques provenant de ces reliefs sont si importants que l’évolution de la partie orientale du Golfe aquitain se fait entièrement en milieu continental, malgré une subsidence énorme pouvant atteindre 2500 m dans le secteur de Pamiers (09). La partie résiduelle du sillon Pyrénéen (entre Pau et Biarritz) est comblée à l’Eocène moyen et supérieur par des marnes bleues pélagiques, puis à l’Oligocène par des galets, graviers et sables. Même le Sillon de Parentis se comble à partir de l’Eocène. Au Miocène, le domaine sédimentaire ne s’étend plus qu’au sud de la Garonne, avec dépôts continentaux à l’est et dépôts de plate-forme à l’ouest. Au cours du Miocène supérieur et du Pliocène, le talus continental progresse vers l’ouest et se place à 50/60 km de la côte landaise actuelle. La partie interne du Golfe, rapidement remblayée par des sables fluviatiles et éoliens, se trouve ainsi annexée au territoire aquitain.

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Texte extrait et synthétisé du document Géologie du bassin d’aquitaine - BRGM - ELF - ESSO- SNPA

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