De la BD RHF à La BD LISA

Origine de la Base de Données sur le Référentiel Hydrogéologique Français ou BDRHF

La BD RHF® est née de la volonté de la direction de l’eau du Ministère chargé de l’Environnement de disposer d’une identification unique et d’un système de repérage spatial des eaux souterraines en France.
Construite en cohérence avec les autres référentiels, la BD RHF® vise à permettre aux utilisateurs de localiser, organiser, valoriser et échanger leurs propres informations dans le domaine des eaux souterraines et en particulier celles concernant :

  • les points d’eau :
    • puits,
    • forages,
    • sources,
  • les périmètres de protection,
  • l’incidence des ouvrages ou aménagements existants ou en projet,
  • la qualité et la disponibilité de la ressource en eau, etc… grâce à une identification, une codification, une description homogène et une localisation précise des entités hydrogéologiques concernées.

Entre 1976 et 1980, dans le cadre des travaux d’évaluation des ressources hydrauliques de la France (ERH) réalisés par le BRGM (Jean MARGAT et al.), ont été publiées les premières cartes du découpage hydrogéologique national de la France métropolitaine. Ces cartes devaient constituer la base d’une classification hydrogéologique systématique, assortie d’une nomenclature codée, aboutissant à la définition de 5 grandes catégories de systèmes aquifères et de domaines hydrogéologiques, rassemblées aujourd’hui sous le nom générique d’entités hydrogéologiques :

  • domaines à grands systèmes aquifères, à nappes essentiellement libres (code 001 à 199),
  • domaines à grands systèmes aquifères captifs (code 201 à 299),
  • zones alluviales situées dans les domaines sans grand système aquifère   individualisé (code 301 à 499),
  • domaines sans grand système aquifère   individualisé, en terrains sédimentaires (code 501 à 599),
  • domaines sans grand système aquifère   individualisé, en terrains cristallins (code 601 à 699).

Mais les codes attribués aux nouvelles entités créées durant cette période ne répondaient pas tous aux règles de codification définies à l’origine et les critères utilisés pour subdiviser les entités n’ont pas été partout les mêmes. Ce manque d’homogénéité a compliqué l’exercice de synthèse et en a amoindri l’intérêt.
Face à ce constat et compte tenu de la généralisation des Systèmes d’Information Géographique, le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement a engagé en 1995, avec l’appui du BRGM et en collaboration avec les Agences de l’Eau, une réflexion et un ensemble de travaux en vue de créer un véritable référentiel cartographique national des eaux souterraines à 1/50 000 à l’image du référentiel hydrographique français sur les eaux superficielles (BD Carthage®). Le but était de disposer d’un découpage de l’ensemble du territoire français en unités hydrogéologiques, réalisé selon des règles communes, qui permette notamment de gérer et d’échanger des informations, d’agglomérer et de bancariser des données, d’évaluer et de gérer les ressources en eau souterraines. Deux niveaux ont été envisagés dès l’origine pour répondre à deux besoins différents : le niveau national, plus orienté vers la connaissance patrimoniale et le niveau local plus dédié à la gestion des ressources en eau.

BDRHF Version 1

La construction du référentiel cartographique des eaux souterraines, désormais appelé BD RHF® (Base de Données sur le Référentiel Hydrogéologique Français) est un projet complexe au moins pour 2 raisons : d’une part la connaissance du sous-sol n’est pas totale, d’autre part le découpage des couches géologiques en entités hydrogéologiques ne répond pas encore à des règles totalement stabilisées. Aussi a t il été décidé de procéder par étapes.
La version V1 de BD RHF® présentée sur le site du RNDE constitue le résultat de la première étape dans la construction de ce référentiel. A la demande de la direction de l’eau, cette version a été coordonnée par le BRGM avec les contributions des Agences de l’Eau, des DIREN et l’appui technique de l’OIEau sur la consolidation du référentiel.
Cette première version demeure globalement limitée et présente des imperfections : outre qu’elle se caractérise par une vision 2D du patrimoine hydrogéologique (pas de cartographie des aquifères captifs, qui existe cependant parfois localement), elle reste très schématique pour certains domaines tels que les karsts, les nappes alluviales ou les aquifères de terrains volcaniques notamment. Elle ne correspond donc pas totalement aux attentes des utilisateurs. La version V2 qui est en cours de validation devrait permettre de pallier à ces défauts.

CARTE NATIONALE DE LA BDRHFV1"
CARTE NATIONALE DE LA BDRHFV1

BDRHF Version 2

L’objectif de cette deuxième version est en effet de remédier à certaines insuffisances de la version 1, à savoir :

  • le manque d’homogénéité et parfois de précision de découpages,
  • l’absence de hiérarchisation des entités hydrogéologiques,
  • l’absence de représentation cartographique des entités non affleurantes, en particulier les structures multicouches des bassins sédimentaires.

De plus, l’harmonisation des cartes géologiques à 1/50 000 sera bientôt achevée sur tout le territoire et les points de vue de la délimitation des entités hydrogéologiques se sont affinés, conduisant à une nécessaire révision de délimitations.

Cette version 2 prévoit par ailleurs un découpage du territoire national en entités hydrogéologiques (formations géologiques aquifères ou non) délimitées à 3 niveaux de détail (national : niveau 1, régional : niveau 2, local : niveau 3), suivant les règles élaborées dans le cadre d’une méthodologie nationale.
Les entités hydrogéologiques sont rattachées à 5 thèmes correspondant à 5 grands types de formations géologiques :

  • le sédimentaire (bassin aquitain, bassin parisien…),
  • le socle (massif armoricain, massif central),
  • l’alluvial,
  • le volcanisme,
  • les formations intensément plissées (massifs montagneux).

Ce référentiel se présente sous la forme d’un Système d’Information Géographique (SIG) dont la base de données contiendra des informations permettant de caractériser les entités hydrogéologiques.
Bien que les contours, les numéros et la désignation des systèmes aquifères identifiés dans la BDRHF V2 (ou BD Lisa) ne soient pas encore totalement validés, le Comité de Pilotage a décidé d’utiliser les travaux en cours de la version 2 pour l’actualisation de la synthèse hydrogéologique du département du Lot. La présentation des systèmes aquifères rencontrés dans le département est donc réalisée sur la base des derniers travaux et sera actualisée si nécessaire.

La BDLISA en Midi-Pyrénées

La version 2 du Référentiel Hydrogéologique Français BDLISA (anciennement BDRHF-V2) constitue la base de données des contours des formations géologiques des formations sédimentaires sous-recouvrement.
La construction de la BDLISA s’est appuyée sur les cartes géologiques, à l’échelle du 1/50 000, des logs validés des forages de la région Aquitaine et de la connaissance du géologue régional.

La BDLISA contient 165 entités réparties entre le bassin sédimentaire (88 NV3, 42 NV2 et 26 NV1), le domaine de socle (26 NV3, 13 NV2, et 1 NV1) et l’intensément plissée (151 NV3, 52 NV2 et 3 NV1). (cf. RP-58198).

Aperçu de la BDLISA en Midi-Pyrénées"
Aperçu de la BDLISA en Midi-Pyrénées

Voici les tableaux multi échelle présentant l’ensemble de ces entités :

Tableaux multi-échelle du bassin Adour-Garonne (provisoire)
TME SEDIMENTAIRE AEAG HARMONISE -  Excel - 81.5 ko"
TME SEDIMENTAIRE AEAG HARMONISE
TME INTENSEMENT PLISSE AEAG HARMONISE -  Excel - 29 ko"
TME INTENSEMENT PLISSE AEAG HARMONISE
TME SOCLE AEAG HARMONISE -  Excel - 45 ko"
TME SOCLE AEAG HARMONISE

Documents à télécharger

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