BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er avril 2017

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

Commentaire général au 06/04/2017 :
L’ensemble des nappes du bassin Adour-Garonne voit la situation de hausse des niveaux entamée en début d’année 2017 se poursuivre en mars. Après un automne où les précipitations ont été peu importantes, le processus de recharge des nappes s’est entamé tardivement, le plus souvent à partir de février uniquement. Les précipitations du mois de mars ont permis de rattraper une partie du fort déficit de recharge, en particulier pour les aquifères calcaires du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois et pour la nappe du Plio-Quaternaire aquitain. Sauf exceptions locales, la situation est proche de la moyenne pour les aquifères calcaires karstifiés du Jurassique moyen et supérieur et les nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne. Les niveaux sont même modérément hauts pour les aquifères alluviaux de l’Adour et du Gave de Pau. Seule la situation des aquifères alluviaux de la Garonne amont et de ses principaux affluents ne s’est pas améliorée : les niveaux restent modérément bas à bas.

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BSH Adour-Garonne au 1er avril 2017

Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
La hausse des niveaux entamés en février sur les aquifères karstiques du Crétacé s’est poursuivie en mars 2017. La forte recharge enregistrée permet de retrouver des niveaux modérément bas à proches de la moyenne, alors qu’ils étaient encore très bas en février. Les niveaux restent cependant très bas au sud-ouest, à proximité de la Gironde.

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
Les niveaux piézométriques des nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne continuent de voir leur niveau augmenter, une hausse entamée au début de l’année 2017. Les niveaux, modérément bas en février, sont désormais proches de la moyenne, aussi bien pour la nappe alluviale Garonne aval que pour celle de la Dordogne. La seule exception concerna la partie la plus amont de la nappe alluviale de la Garonne, dans le Lot-et-Garonne, où les niveaux restent modérément bas.

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
La hausse du niveau des nappes du Plio-Quaternaire, entamée en début d’année 2017, s’est poursuivie en mars. Les niveaux redeviennent modérément bas à moyens au nord et au sud de la nappe, mais restent très bas dans sa partie centrale.

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
La dynamique piézométrique   des nappes poursuit sa hausse entamée en début d’année 2017, en particulier dans la nappe du Gave de Pau et dans la partie aval de l’Adour. Dans la partie amont de la nappe de l’Adour, les niveaux se sont plutôt stabilisés après la forte hausse de février. Les niveaux, autour de la moyenne en février, sont désormais modérément hauts, à l’exception de la partie la plus amont de la vallée de l’Adour, où ils restent modérément bas.

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Les niveaux des nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents, repartis à la hausse en février 2017, voire courant janvier pour la partie la plus amont de la nappe de la Garonne, poursuivent leur hausse en mars. Globalement, les niveaux sont modérément bas, mais restent proches de niveaux classés comme bas, hormis pour la nappe alluviale de l’Aveyron.

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
Les niveaux piézométriques des calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur, repartis à la hausse en février 2017 uniquement, poursuivent leur hausse en mars. Les niveaux sont globalement autour de la moyenne, voire modérément hauts. La seule exception concerne la partie nord-charentaise de la zone, où les niveaux restent très bas mais se rapprochent d’un niveau bas.

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er avril 2017 :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.

Carte de France de la situation des nappes au 1er avril 2017.

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