BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er août 2017

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

Commentaire général au 07/08/2017 :
Le mois de juillet 2017 a été caractérisé par l’alternance de fortes intempéries (fin juin et deuxième ou troisième semaine de juillet suivant les secteurs) et de fortes chaleurs. Globalement, en cette période estivale, les niveaux restent le plus souvent à la baisse, mais certains secteurs, particulièrement bénéficiaires de la recharge ponctuelle liée aux fortes précipitations orageuses, voient les niveaux se stabiliser, voire augmenter à l’échelle mensuelle. C’est essentiellement le cas dans la zone de la nappe alluviale de l’Adour et des aquifères calcaires karstifiés du Jurassique moyen et supérieur. Globalement, grâce aux secteurs ayant le plus bénéficié des épisodes de recharge ponctuelle, les niveaux sont modérément bas à proches de la moyenne. La situation la plus critique reste celle des aquifères calcaires du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois, où les niveaux sont bas. A l’inverse, les niveaux sont modérément hauts pour la nappe alluviale de l’Adour. Au total, 55% des points de suivi présentent des niveaux inférieurs à la moyenne et 24% présentent des niveaux bas à très bas, une situation nettement moins défavorable que celle des mois précédents.

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BSH AG 2017 07

Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
La baisse des niveaux entamée depuis avril s’est poursuivie en juillet sur l’ensemble des points de suivi des aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois. En conséquence de la courte période de recharge (février-mars), les niveaux sont bas à très bas. Au sud-ouest de l’entité, à proximité de la Gironde, les niveaux restent particulièrement bas, une constante depuis le début de l’année 2017. La faiblesse de la recharge annuelle peut y être comparée à celle de l’année 2012. A l’inverse, bien que les niveaux restent en baisse, ils sont désormais modérément hauts dans la partie charentaise de l’aquifère, au centre nord de la zone. Ceci s’explique par une forte recharge ponctuelle (44 cm) due aux précipitations de la fin du mois de juin.

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
Les niveaux piézométriques des nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne sont partout en baisse en juillet 2017. Pourtant, la nappe alluviale dans la vallée de la Garonne aval s’est montrée très réactive aux précipitations de fin juin, la recharge atteignant localement 30 à 80 cm. Globalement, en ce mois de juillet, les niveaux restent modérément bas, voire relativement proches de la moyenne, pour ces nappes alluviales, une dynamique proche de celle des mois précédents.

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
Après une courte phase de baisse généralisée des niveaux des nappes du Plio-Quaternaire en juin, la tendance est contrastée au mois de juillet sur les indicateurs ponctuels. Ce phénomène s’explique par les fortes précipitations de la fin juin, qui ont entraîné une recharge de 50 à 60 cm dans la partie occidentale de la nappe du Plio-Quaternaire. Cette recharge ponctuelle a permis de stabiliser, voire de faire monter les niveaux à l’échelle de la moyenne mensuelle. Plus à l’est, le phénomène est moins marqué (0 à 25 cm de recharge) et la tendance reste à la baisse des niveaux. Dans ce secteur, les niveaux restent bas à modérément bas. Par contre, dans la zone fortement rechargée à la suite des précipitations de fin juin, les niveaux sont autour de la moyenne à très hauts. A l’échelle de l’indicateur global, les niveaux sont donc autour de la moyenne.

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
La baisse des niveaux des nappes alluviales de l’Adour, entamée en mai, s’est poursuivie en juillet 2017. Après une forte baisse des niveaux au mois de mai, la baisse a été plus modérée en juin et juillet. Cela s’explique notamment par les fortes précipitations enregistrées fin juin, qui ont contribué à une recharge ponctuelle de la nappe, atteignant localement 35 cm. En conséquence, les niveaux sont autour de la moyenne à modérément hauts dans ce secteur, une tendance qui s’est dessinée au début de l’année 2017 avant un mois de mai particulièrement sec. A l’instar des mois précédents, les niveaux restent un peu plus bas dans la partie amont de la nappe de l’Adour.

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Pour les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents, les niveaux sont partout en baisse en juillet 2017, à l’unique exception de la plaine alluviale de l’Ariège, où la piézométrie remonte depuis le 20 juillet, entraînant une stabilité des niveaux à l’échelle mensuelle. Contrairement à d’autres aquifères du bassin, ces nappes alluviales ont été peu rechargées par les fortes précipitations de la fin juin (0 à 17 cm). Les niveaux restent donc globalement bas à modérément bas, localement très bas. La seule exception concerne la nappe de l’Aveyron, où les niveaux restent proches de la moyenne à modérément hauts. Pour la plupart des indicateurs ponctuels, la faiblesse de la recharge 2017 est à l’image de la recharge de 2012.

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
Contrairement aux deux mois précédents, la baisse des niveaux piézométriques des calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur n’est pas généralisée en ce mois de juillet. Les niveaux se sont stabilisés sur certains indicateurs ponctuels, et sont même à la hausse pour les sources de la partie méridionale du Causse du Quercy. Dans cette zone, les fortes précipitations de fin juin et de la troisième semaine de juillet ont entraîné une recharge ponctuelle atteignant respectivement 40 et 23 cm. La recharge a également été notable fin juin dans la partie charentaise du système (30 à 55 cm). Les niveaux sont globalement modérément bas à proches de la moyenne. Là encore, la partie méridionale du Causse du Quercy fait exception. Suite aux deux événements orageux, les niveaux y sont actuellement très hauts.

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er août 2017 :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.

Carte de France de la situation des nappes au 1er août 2017.

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