BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er août 2018

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

Commentaire général au 07/08/2018 :
Le mois de juillet 2018 a été caractérisé par de fortes chaleurs et une absence de précipitations, à l’exception d’un événement orageux à la mi-juillet, ayant entraîné localement une forte pluviométrie. En conséquence, en cette période de transition vers les basses eaux, les niveaux sont orientés à la baisse sur l’ensemble des indicateurs ponctuels et, a fortiori, sur l’ensemble des indicateurs globaux.

Globalement, en raison de la forte recharge enregistrée pendant l’hiver et le printemps 2017-2018, les niveaux restent hauts. C’est le cas pour la moitié des indicateurs globaux. Ils sont même très hauts pour les aquifères alluviaux de la Garonne aval et de la Dordogne. Inversement, ils ne sont que modérément hauts pour les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses affluents ainsi que pour le Plio-Quaternaire aquitain. A l’échelle des indicateurs ponctuels, 77% des niveaux sont supérieurs à la moyenne pour un mois de juillet, à l’instar de ce qui a été observé depuis le début de l’année 2018 (entre 70 et 81%). De même, 57% des points présentent des niveaux hauts ou très hauts, et 33% des niveaux très hauts. Ces chiffres sont en légère baisse par rapport à ceux du mois de juin (respectivement 57 et 33%), marqué par une forte pluviométrie ayant contribué à recharger les nappes, mais restent supérieurs à ceux des mois précédents. Inversement, seuls 13% des points de suivi présentent des niveaux inférieurs à la moyenne, un chiffre comparable aux mois précédents. De plus, la plupart de ces points présentent des niveaux modérément bas. Seul un indicateur ponctuel présente un niveau bas.

Au final, en raison de la longue période de recharge 2017-2018, les niveaux restent globalement hauts, même si la tendance est maintenant clairement orienté à la baisse, alors qu’on se rapproche de la période de basses eaux.

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Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
Après un mois de juin 2018 contrasté en terme d’évolution des niveaux du fait des précipitations, ceux-ci sont désormais orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels, comme au mois de mai. Comme au mois de juin, les niveaux sont hauts sur l’ensemble des indicateurs ponctuels, à l’exception de l’indicateur situé dans la partie nord-ouest du système, où les niveaux restent modérément hauts. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc hauts.

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
Après un mois de juin 2018 contrasté en terme d’évolution des niveaux du fait des précipitations, ceux-ci sont désormais orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels, pour la première fois cette année. En particulier, le niveau de l’indicateur ponctuel situé dans la partie centrale de la nappe alluviale de la Garonne aval était en hausse continue depuis février. Comme au mois de juin, les niveaux sont très hauts pour la vallée de la Dordogne et la partie centrale de la nappe alluviale de la Garonne aval et modérément hauts pour la partie la plus amont de la vallée de la Garonne dans ce système aquifère  . Enfin, ils sont hauts dans la partie la plus aval. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement très hauts, comme au mois de juin.

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
Comme au mois de mai et juin 2018, la tendance est à la baisse des niveaux pour la nappe du Plio-Quaternaire aquitain, sans aucune exception cette fois. Après trois mois de baisse généralisée, les niveaux restent globalement modérément hauts, mais avec des variations locales. Ainsi, les niveaux sont très hauts pour les deux indicateurs ponctuels situés aux extrémités nord et sud de la nappe. Au nord et au sud du bassin d’Arcachon, les niveaux sont cette fois modérément hauts, tandis que plus, à l’est, pour l’indicateur ponctuel situé au sud de Bordeaux, les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents, mais se rapprochent d’un niveau bas. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément hauts.

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
Après un épisode de recharge au mois de juin 2018, vraisemblablement lié au couplage des précipitations et de la fonte des neiges pyrénéennes, les niveaux sont cette fois partout orientés à la baisse dans les nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau. A l’instar du mois de juin, les niveaux restent très hauts, dans la partie amont de la vallée de l’Adour et dans la vallée du Gave. Par contre, dans la partie centrale de la vallée de l’Adour, la baisse a été plus prononcée et les niveaux, hauts en juin, sont désormais proches de la moyenne. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement hauts. La forte recharge du mois de juin, qui avait contribué à obtenir des niveaux très hauts, se fait donc encore ressentir, car les niveaux étaient plutôt modérément hauts jusqu’au mois de mai.

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Pour les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents, alors que la tendance était globalement à une hausse des niveaux depuis le début de l’année 2018, les niveaux sont désormais orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels. Concernant les niveaux proprement dits, là encore, les observations des mois précédents se confirment, avec un clivage marqué entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  . Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en Haute-Garonne, les niveaux sont modérément hauts à très haut, les indicateurs ponctuels présentant des niveaux très hauts étant ceux situés le plus en amont. Au nord, dans le Tarn-et-Garonne, les niveaux sont modérément bas à modérément hauts. Comparé au reste du bassin, ce secteur a connu une recharge des nappes moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément hauts.

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
Le système aquifère   des calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur est marqué par une tendance à la baisse ou à la stabilité des niveaux depuis le mois de février 2018. Si cette tendance à la baisse ou à la stabilité était contredite par une hausse des niveaux dans la partie charentaise du système aquifère   au mois de juin, la baisse est cette fois généralisée à l’ensemble des indicateurs ponctuels. Les niveaux sont contrastés, variant de bas à très hauts, avec de fortes disparités locales. Ainsi, les niveaux les plus bas sont enregistrés pour les sources des Causses du Quercy, où ils varient entre bas et proches de la moyenne. Inversement, les niveaux restent hauts à très hauts pour les sources des Grands Causses. La tendance est comparable pour la partie charentaise, où les niveaux sont modérément hauts à très hauts. Globalement, cette spatialisation des niveaux confirme les observations des deux mois précédents, mettant en évidence des niveaux plus bas dans les Causses du Quercy. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux restent toutefois hauts.

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er août 2018 :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.

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