BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er janvier 2020

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

A partir du premier bulletin de l’année 2019, en plus de la cartographie habituelle et des commentaires habituels, les chroniques piézométriques (évolution des niveaux sur les 30 dernières années et sur la dernière année) sont présentées pour chaque système aquifère  , à l’exception des aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur, séparés en partie nord (Charentes) et sud (sources des Causses).

Afin de comparer l’évolution des niveaux sur un même graphique, le niveau piézométrique   se voit soustraire la moyenne des niveaux mensuels moyens d’étiage ou HMNA [1]. Cela permet à la fois de comparer les recharges / tarissements entre les différents secteurs d’un même système aquifère  , et de positionner le niveau par rapport à celui d’un étiage moyen. Comme pour le calcul des IPS, ce dernier point est toutefois conditionné par le fait que les chroniques n’ont pas la même durée et peuvent recouper des cycles hydrologiques différents.

Commentaire général au 08/01/2020 :
Lors du précédent bulletin, réalisé pour le mois d’octobre 2019, le bassin Adour-Garonne n’avait pas encore reçu d’importantes précipitations depuis la fin de l’étiage. La situation a considérablement évolué sur les deux derniers mois de l’année 2019, marquée par d’importantes précipitations, en particulier au mois de novembre. Celles-ci ont contribué à recharger fortement l’ensemble des nappes libres du bassin Adour-Garonne dès le mois de novembre, à l’exception notable des aquifères alluviaux de la Garonne amont et de ses affluents, pour lesquels les niveaux sont remontés moins rapidement en novembre. Ainsi, le niveau mensuel moyen des nappes libres du bassin Adour-Garonne était en hausse sur la totalité des indicateurs ponctuels en novembre et sur 96% d’entre eux en décembre, la seule exception concernant un niveau stabilisé dans la partie la plus aval de la nappe de l’Adour, qui avait déjà atteint des niveaux records au mois de novembre.

En terme d’IPS, par rapport au mois d’octobre, ce mois de décembre se caractérise par :

  • La disparition des niveaux bas et très bas, caractérisant 20% des indicateurs ponctuels il y a deux mois ;
  • L’explosion des niveaux hauts et très hauts, caractérisant désormais 88% des indicateurs ponctuels, contre 7% en octobre ;
  • La forte prédominance des niveaux très hauts, caractérisant 77% des indicateurs ponctuels. Après un été 2019 notablement sec ayant conduit à des niveaux d’étiage inférieurs à la moyenne, la recharge a été particulièrement forte en novembre et décembre, les niveaux étant désormais hauts à très hauts, avec plusieurs maxima historiques enregistrés durant ces deux derniers mois.
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    Chroniques IG22S


    Bilan Global
    Bilan Global


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    BSH Compar IP

Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
Après cette intense période de recharge, les niveaux sont partout orientés à la hausse et très hauts en ce mois de décembre 2019. C’était déjà le cas pour Bourrou (24, SO Périgueux) au mois de novembre, pour lequel les données de décembre ne sont pas encore disponibles.
Sur ce piézomètre, moins réactif aux précipitations que les autres, le niveau n’était supérieur au niveau d’étiage moyen que d’environ 1 m à la fin du mois de novembre.
Sur les trois autres ouvrages, au battement beaucoup plus important, il est supérieur de 5 à 10 m au HMNA.

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Chroniques IG17

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
Après cette intense période de recharge, les niveaux sont partout orientés à la hausse et très hauts en ce mois de décembre 2019.
Pour les deux piézomètres ne disposant pas encore de suffisamment de données pour calculer l’IPS du mois de décembre, ceux de La Force (24, Ouest Bergerac) et Marcellus (47, Ouest Marmande), les niveaux étaient hauts au mois de novembre.
Les niveaux, proche des niveaux d’étiage moyen sur les quatre indicateurs ponctuels en octobre, sont remontés de 0,5 à 1 m sur ces deux derniers mois.

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Chroniques IG18

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
Après cette intense période de recharge, les niveaux sont partout orientés à la hausse et hauts (Lanton, 33, Ouest Bordeaux) à très hauts en ce mois de décembre 2019.
Toutefois, pour les deux piézomètres ne disposant pas encore de suffisamment de données pour calculer l’IPS du mois de décembre, les niveaux étaient respectivement modérément haut en octobre (Marcellus, 47, Ouest Marmande) et bas en novembre (Saucats, 33, SO Bordeaux).
Pour Saucats, il s’agit d’une tendance locale à des niveaux plus bas qui se maintient depuis l’étiage 2017.
Fin octobre, les niveaux étaient tous proches du niveau d’étiage moyen, à la seule exception de Saucats, où le niveau restait plus de 1 m sous le HMNA. En décembre, ils sont désormais partout supérieurs de 1 à 2 m au niveau d’étiage moyen, soit une recharge comprise entre 1 et 2 m sur cette période.

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Chroniques IG19

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
Après cette intense période de recharge, les niveaux sont partout orientés à la hausse et modérément hauts (Lafitole, 65, Nord Tarbes) à très hauts en ce mois de décembre 2019.
Toutefois, le battement de la nappe est très faible (environ 0,5 m) et la chronique est plus longue à Lafitole, incluant notamment le milieu des années 1990 et ses niveaux hauts. Le niveau est toutefois repassé au-dessus du niveau d’étiage moyen sur ces deux derniers mois.
C’est également le cas pour les parties amont (Peyta, 65, Sud Tarbes) et aval (Tarsac, 32, SE Mont-de-Marsan), où le niveau, proche du HMNA en octobre, est désormais supérieur de 1 à 2,5 m au niveau d’étiage moyen.

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Chroniques IG20

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Si l’intense période de recharge se caractérise également par des niveaux partout à la hausse, les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents se distinguent du reste du bassin Adour-Garonne par des niveaux un peu moins hauts :

  • Niveaux très hauts pour Bioule (82, NE Montauban), Ondes (31, NO Toulouse) et St-Elix (31, NE Cazères) ;
  • Niveaux hauts pour Le Fauga (31, SO Muret) et Verniolle (09, Sud Pamiers) ;
  • Niveaux modérément bas pour Saint-Porquier (82, SE Castelsarrasin) et Les Barthes (82, Est Moissac). Ces deux niveaux modérément bas, les seuls inférieurs à la moyenne dans le bassin, se situent dans le même secteur du confluent Garonne-Tarn. Le battement de la nappe aux Barthes est limité par la proximité du Tarn qui lui sert d’exutoire, et dont le niveau est imposé par une série de seuils dans ce secteur. Pour Saint-Porquier, outre une recharge moins marquée, c’est la longueur de la chronique qui est à l’origine de cet IPS plus faible, car elle inclut des années aux niveaux plus hauts (milieu des années 1990 notamment). Ce piézomètre est d’ailleurs le seul où le niveau reste inférieur au niveau d’étiage moyen, alors qu’il en reste proche aux Barthes et supérieur de 0,8 à 3 m ailleurs.
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    Chroniques IG21

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
Après cette intense période de recharge, les niveaux sont partout orientés à la hausse et très hauts en ce mois de décembre 2019.
Dans la partie charentaise, où le battement de la nappe est conséquent, le niveau est remonté de 8 à 20 m sur les deux derniers mois de l’année, et en particulier au mois de décembre.
Proches ou inférieurs au niveau d’étiage moyen en octobre, les niveaux sont désormais supérieurs à ce HMNA de 8 à 20 m.
Pour les systèmes karstiques des Causses dont le niveau est suivi via celui des sources constituant leurs exutoires, l’amplitude de variation des niveaux est évidemment moindre, et la réactivité aux épisodes de précipitations encore plus marquée.
Là encore, les niveaux, proches des niveaux d’étiages moyens en octobre, sont supérieurs de 0,15 à 0,5 m au HMNA à la fin du mois de décembre.

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Chroniques IG22N

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er janvier 2020 (liens actifs quelques jours après la publication de cet article) :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.

Carte de France de la situation des nappes au 1er janvier 2020.

[1HMNA = minimum sur l’année des moyennes mensuelles (correspondant généralement dans le bassin Adour-Garonne à un mois compris entre août et octobre).

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