BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er avril 2018

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

Commentaire général au 06/04/2018 :
Le mois de mars 2018 se caractérise globalement par une stabilisation des niveaux. Même si 41% des indicateurs ponctuels sont encore orientés à la hausse, 34% voient leur niveau se stabiliser et la tendance est déjà à la baisse pour le quart des indicateurs restants. La diminution des précipitations, moins importantes que celles des mois précédents ayant généré une forte recharge, est à l’origine de cette tendance. La fin du mois a cependant été marquée par de nouvelles fortes précipitations, ayant généré un épisode de recharge notable dans plusieurs secteurs. Les niveaux plutôt bas de l’étiage 2017, grâce à la forte recharge hivernale, restent donc des niveaux modérément hauts sur l’ensemble des indicateurs globaux. Au total, comme en février, seuls 12,5% des points de suivi présentent des niveaux inférieurs à la moyenne, alors qu’ils étaient encore 62% en décembre 2017. De plus, à une exception près, ces points présentent des niveaux modérément bas. Inversement, 78% des points présentent des niveaux au moins modérément hauts, et 31% des points présentent des niveaux hauts à très hauts, ce qui est encore plus qu’en février (respectivement 75% et 25%). Au final, l’absence d’un nouvel excédent pluviométrique au mois de mars 2018 après la forte recharge hivernale explique la faible évolution enregistrée ce mois-ci.

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Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
La forte période de recharge des mois de décembre 2017 et janvier 2018, avait été suivie d’une période de stabilisation des niveaux en février dans la partie orientale des aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois. Cette tendance de généralise sur l’ensemble du système aquifère   en mars 2018, avec des contrastes locaux : les niveaux continuent d’augmenter près de l’estuaire de la Gironde à la faveur des fortes précipitations de la fin du mois. Même si la recharge a été moins forte en mars, les niveaux restent modérément hauts, à l’instar de février, et sont même hauts dans la partie sud-est du système aquifère  .

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
Les niveaux piézométriques de la nappe alluviale de la Garonne aval et de la Dordogne restent orientés à la hausse en ce mois de mars 2018, une hausse continue depuis le mois de décembre 2017. La seule exception concerne la partie aval de la vallée de la Garonne, où les niveaux, très hauts, se sont stabilisés. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux varient donc de très hauts à proche de la moyenne, la tendance globale, la tendance moyenne sur le système aquifère   étant des niveaux modérément hauts, comme en février. Les niveaux les moins hauts sont enregistrés dans la partie la plus amont de la nappe alluviale de la Garonne, à l’instar de février.

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
Au mois de mars 2018, la hausse des niveaux des nappes du Plio-Quaternaire observée entre novembre 2017 et février 2018 a connu un coup d’arrêt. Elle se poursuit uniquement dans la partie méridionale du système aquifère  . Au centre de l’ensemble plio-quaternaire, les niveaux se sont stabilisés et dans la partie nord, ils sont déjà orientés à la baisse, même si celle-ci reste limitée en raison des précipitations de la fin du mois. Les niveaux varient de modérément hauts à très hauts, à l’exception d’un indicateur ponctuel au sud de Bordeaux, où les niveaux restent modérément bas, comme en février. Globalement, la tendance est à des niveaux stabilisés et modérément hauts.

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
La hausse des niveaux observée sur les nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau à partir de novembre ou décembre 2017 suivant les secteurs s’est achevée en mars 2018 pour la plupart des indicateurs ponctuels, qui indiquent désormais une tendance à la baisse. La seule exception concerne la partie amont de la plaine de l’Adour. Les fortes précipitations enregistrées précédemment, et notamment à la fin du mois de février, ont cependant permis de retrouver des niveaux proches de la moyenne à hauts. C’est au centre de la vallée de l’Adour que les niveaux sont le moins hauts alors qu’ils sont hauts dans le reste de la plaine alluviale. Globalement, les niveaux sont modérément hauts, une tendance comparable à celle constatée au mois de février.

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Pour les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents, les niveaux sont, comme en février, partout à la hausse en mars 2018, la période de recharge ayant commencée à la mi-décembre. Dans le secteur de la confluence Garonne-Tarn, que ce soit dans la nappe alluviale du Tarn ou celle de la Garonne, la hausse des niveaux avait été moins marquée que dans le reste des formations alluviales au début de l’année 2018, mais elle y reste particulièrement stable en ce mois de mars. Dans ce secteur, les niveaux restent cependant modérément bas, alors qu’ils sont plutôt modérément hauts, comme en février, dans le reste du système aquifère  .

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
Pour le mois de mars 2018, aussi bien les niveaux piézométriques que les débits des sources des calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur se sont stabilisées sur l’ensemble de la zone, avec des secteurs où la tendance est même à la baisse (partie charentaise occidentale et limite méridionale des Causses du Quercy). Globalement, grâce à la forte recharge hivernale, les niveaux sont modérément hauts, parfois hauts. La seule exception concerne comme en février la partie charentaise septentrionale, où les niveaux sont désormais bas.

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er avril 2018 :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.

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BSH 2018