BSH des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er novembre 2020

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines, notamment en période d’étiage.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM et présenté à l’échelle du bassin Adour-Garonne ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

A partir de ce mois d’octobre 2020, sur la carte de synthèse de l’IPS mensuel, les couleurs de fond associées à chaque ensemble aquifère sont remplacées par la couleur de l’IPS associé à chaque indicateur global (IG) et correspondant à la moyenne arithmétique des valeurs de l’IPS des indicateurs ponctuels.

Commentaire général au 05/11/2020 :
Après un mois de septembre marqué par la fin de la baisse généralisée des niveaux (30% de niveaux stables ou en hausse), le mois d’octobre a été modérément humide sur le bassin Adour-Garonne (et localement très humide en Dordogne, Lot et Corrèze), signe d’une pluviométrie sensiblement supérieure à la normale. Combinée au début de la période de sénescence de la végétation qui augmente sensiblement l’efficacité des pluies, cette pluviométrie a contribué à initier la période de recharge 2020-2021, avec une hausse des niveaux sur près de 80% des indicateurs ponctuels. Sur l’ensemble du bassin, l’étiage a été atteint lors de la seconde quinzaine de septembre. Les 20% d’indicateurs ponctuels pour lesquels le niveau moyen du mois d’octobre n’est pas supérieur à celui du mois de septembre se concentrent essentiellement dans les nappes alluviales de la Garonne et de ses principaux affluents, en amont d’Agen.
La forte pluviométrie efficace d’octobre est intervenue sur des niveaux déjà majoritairement supérieurs à proches de la moyenne grâce à une recharge 2019-2020 nettement excédentaire, transformant cette majorité en quasi-totalité des indicateurs ponctuels. Ainsi, en matière d’IPS, ce mois d’octobre se caractérise par :

  • Une très grande majorité (83%) de niveaux supérieurs à la moyenne, un chiffre en très nette hausse après la sécheresse estivale ;
  • Plus de la moitié des indicateurs (52%) présentent un niveau très haut, tandis que les niveaux modérément hauts représentent un peu plus d’un indicateur sur quatre (28%) ;
  • 14% des indicateurs présentent un niveau proche de la moyenne ;
  • Un seul indicateur (3%) avec un niveau inférieur à la moyenne, correspondant à un niveau bas.

Par rapport aux trois mois estivaux précédents, le mois d’octobre se caractérise globalement par un début de recharge très excédentaire par rapport à la moyenne, à quelques nuances locales près. Partant d’une situation déjà plutôt favorable, les niveaux se divisent désormais entre une petite moitié de niveaux proches de la moyenne à modérément hauts et une moitié de niveaux très hauts. A l’échelle du bassin Adour-Garonne, la situation est donc plus favorable que les mois d’octobre de ces trois dernières années.
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Bilan Global IPS


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Bilan Global Evol


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BSH Compar IP

Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
La tendance majoritaire à la hausse des niveaux est partagée par trois des quatre indicateurs ponctuels des aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois. L’exception concerne le piézomètre de Mortagne-sur-Gironde (17, estuaire Gironde), habituellement réactif aux précipitations, mais qui n’a visiblement pas bénéficié de la même recharge que ses voisins.
Quant à l’IPS, tous les indicateurs ponctuels sont supérieurs à la moyenne : modérément hauts à Mortagne-sur-Gironde et Bourrou (24, SO Périgueux), haut à Saint-Agnant (17, Sud Rochefort) et très haut à Dignac (16, SE Angoulême).
L’étiage a été atteint fin septembre sans passer significativement sous le niveau d’étiage moyen (HMNA) à Bourrou et Saint-Agnant et restant même très supérieur à celui-ci (environ 1,5 m) à Dignac et Mortagne-sur-Gironde.
Un mois de recharge plus tard, si le niveau a continué de baisser à Mortagne-sur-Gironde, il reste 1 m au-dessus du HMNA, tandis qu’il fluctue entre 0,2 (Bourrou) et déjà 5 m (Dignac) au-dessus du HMNA ailleurs.

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Chroniques IG17

Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
La tendance majoritaire à la hausse des niveaux est partagée par trois des quatre indicateurs ponctuels des nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne. L’exception concerne le piézomètre de Sauveterre-Saint-Denis (47, SE Agen), moins réactif, et dont le niveau mensuel moyen est resté stable par rapport à septembre.
En matière d’IPS, les quatre indicateurs ponctuels présentent un niveau très haut pour un mois d’octobre, dans la lignée de la situation particulièrement favorable des mois précédents pour ces nappes alluviales.
Bien que les 4 piézomètres présentent des battements saisonniers d’amplitudes différentes, ils se trouvent tous entre 0,4 et 0,9 m au-dessus de leur niveau d’étiage moyen à la fin du mois d’octobre, en hausse de quelques décimètres par rapport à la situation enregistrée fin septembre, au moment de l’étiage.

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Chroniques IG18

Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
La tendance majoritaire à la hausse des niveaux est partagée par quatre des cinq indicateurs ponctuels de la nappe du Plio-Quaternaire aquitain, les données pour l’indicateur le plus méridional (Campet-et-Lamolère, 40, Ouest Mont-de-Marsan) n’étant pas disponibles.
Quant à l’IPS, pour trois des quatre indicateurs présentant des données, les niveaux sont très hauts pour un mois d’octobre suite à un mois de recharge nettement excédentaire.
La seule exception concerne le piézomètre de Saucats (33, Sud Bordeaux), qui conserve un niveau bas malgré une augmentation du niveau piézométrique   de près de 1,1 m en octobre. Cela s’explique toutefois par la dynamique particulière de la nappe dans cet ouvrage, avec de très fortes baisses du niveau piézométrique   pendant l’été (2,9 m entre fin juin et début septembre 2020). De plus, l’IPS y est inférieur à la moyenne depuis la mise en place de cet indicateur début 2017, à l’exception de 3 mois au premier semestre 2020.
Son niveau est par ailleurs en hausse depuis le 5 septembre et, à fin octobre, n’est donc plus inférieur au niveau d’étiage moyen (HMNA) que de 0,15 m. Sur les trois autres piézomètres, le niveau, proche du HMNA (0,15 à 0,4 m au-dessus) il y a un mois, lui est désormais supérieur de 0,9 à 1,8 m à fin octobre.

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Chroniques IG19

Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
La tendance majoritaire à la hausse des niveaux est partagée par trois des quatre indicateurs ponctuels des nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau, les données pour l’indicateur de la vallée du Gave (Saint-Cricq-du-Gave, 40, Ouest Orthez) n’étant pas disponibles.
En matière d’IPS, un gradient de l’amont vers l’aval apparaît, fruit à la fois de la situation des mois précédents et d’une pluviométrie moindre au pied des Pyrénées. Ainsi, le niveau est désormais proche de la moyenne à Laloubère (65, Sud Tarbes), modérément haut à Lafitole (65, Nord Tarbes) et très haut à Tarsac (32, SE Mont-de-Marsan).
Concernant Lafitole, la hausse de 23 cm enregistrée en octobre est considérable sur ce piézomètre où le battement de la nappe est très faible (environ 0,5 m) et permet de repasser 7 cm au-dessus du niveau d’étiage moyen (HMNA). A Laloubère et Tarsac, où le HMNA n’a pas été atteint lors de l’étiage 2020, le niveau à fin octobre lui est désormais supérieur de 0,4 à 0,8 m.

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Chroniques IG20

Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
Les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents ne suivent pas aussi nettement la tendance majoritaire à l’échelle du bassin, aussi bien en ce qui concerne l’évolution des niveaux que l’IPS. L’évolution des niveaux est particulièrement contrastée, avec deux niveaux en baisse et deux niveaux stabilisés pour trois niveaux en hausse au mois d’octobre, sans regroupement géographique particulier.
Quant à l’IPS, il se caractérise par une situation un peu moins favorable que celle observée à l’échelle du bassin, avec trois niveaux proches de la moyenne, deux niveaux modérément hauts et deux niveaux très hauts, correspondant également à des secteurs où les niveaux sont en hausse (Saint-Elix, 31, NE Cazères et Ondes, 31, Nord Toulouse).
Le piézomètre de Saint-Elix, plus réactif aux précipitations, se distingue par une hausse ayant fait bondir son niveau à fin octobre 70 cm au-dessus du HMNA. Ailleurs, en raison de la faible recharge constatée en octobre, ils restent entre -20 et +24 cm autour du HMNA, une situation proche de celle de fin septembre. Pour Saint-Porquier (82, SE Castelsarrasin), seul niveau inférieur au HMNA de plus de 1 cm, cela s’explique par une chronique nettement plus longue que les autres, incluant notamment le milieu des années 1990 et ses niveaux hauts.

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Chroniques IG21

Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
La tendance majoritaire à la hausse des niveaux est partagée par sept des huit indicateurs ponctuels des aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur, les données pour l’indicateur de la source du Cernon (12, Sud Millau) n’étant pas disponibles.
En matière d’IPS, le clivage entre les sources des Causses et la partie charentaise réapparaît. Très réactives aux épisodes pluvieux, les sources des Causses présentent toutes un IPS très haut pour ce mois d’octobre à la pluviométrie excédentaire. Dans les Charentes, les piézomètres présentent quant à eux des niveaux modérément hauts.
Pour deux de ces piézomètres, aux très forts battements saisonniers, le niveau est remonté de plusieurs mètres depuis la fin septembre : +6,5 m à Ballans (17, NO Angoulême) et +13,4 m à Saint-Projet (16, NE Angoulême). Les niveaux y sont désormais très supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA), respectivement de 5,3 et 7,3 m. A Ruffec (16, Nord Angoulême), moins réactif et où le niveau était tout proche du HMNA il y a un mois, il est désormais 0,9 m au-dessus.
Pour les sources des Causses, à la fin du mois d’octobre, les niveaux sont partout au-dessus du niveau d’étiage moyen (entre 11 et 40 cm).

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Chroniques IG22N


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Chroniques IG22S

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er novembre 2020 (liens actifs quelques jours après la publication de cet article).
Le bulletin et la carte nationale au format PDF sont téléchargeables en bas de la page indiquée dans le lien.

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